Depart de Lesconil a 8h00 a bord du Youc'h korz, un feeling de 34 pieds (avec pour lourde tache la mission de convoyer ce gros bébé jusque a Marie Galante [guadeloupe], un super plan a priori, merci Yann ).
Navigation paisible sous un vent de nord-ouest par 15 neuds.
Première avarie au bout de 30 milles, perte du cabestant d'écoute de génois sur babord (le truc qui n'arrive jamais, surtout pas par vent aussi faible, et ben paf, la poupée de winch coupée raz la geule)
Qu'a cela ne tienne, Nico nous bricole un truc pour repartir, une grosse bidoille qui nous permet d'espérer tenir jusque aux Açores, passage obligé sur la route des Antilles.
La Bidouille de Nico, (nous appellerons "Nicouille" cette bidouille dans la suite du recit) tient ses promesses mais les virements de bord sont rendus difficils et nous perdons du temps. Il nous faudra trois jours pour venir en vue de Ponta do Pico.
Au moment de procéder aux maneuvres d'accès au port, seconde avarie cette fois sur le safran. plus de gouvernail !
On se precipite sur la VHF pour contacter la capitainerie du port. Nous tombons sur un bonet qui ne parle que Portugais donc impossible de lui expliquer qu'il nous faut un bateau pilote pour nous remorquer jusque a une place de port ou nous purrions effectuer les réparations. Heureusement un bateau d'anglais a été temoins de nos emerdes et vient a notre secours.
Nous passons une semains sur place pour effectuer les réparations. l'occasion de visiter un peu l'ile.
le 14 actobre dans l'apres midi nous faisons un tour de l'ile en bateau pour tester les reparation, pas de problemes.
Le 15 octobre, a 6h00, nous sommes tous sur le pont, pret a appareiller. Nous parcourons les 100 premiers milles par vent portant. La temperature est agréable, les manoeuvres faciles, bref, les "vacances" commencent enfin. Vers 23h00 (GMT), alors que je viens de me coucher pour assurer ma prise de quart six heures plus tard, le bruit du démmarage de la pompe de cale me reveille en sursaut. La flotte afflue en masse dans la partie basse de la cabine, nous avons une voie d'eau sur une buse de coque. Je me leve titubant car araché a mon premier someille et monte au cockpit prevenir Nico et Greg. Apres un rapide breif je decide de plonger, porteur d'un bouchon d'étoupe pour effectuer la reparation. l'eau est a 15°C et la houle de pres d'1 mettre, il me faudra pres d'une demie heure pour localiser la buse et effectuer la reparation (la prochaine fois, ca serait pas mal de penser un prendre une combinaison de plongée). Nous passons le reste de la nuit a pomper le fond de calle.
Voila c'était presque notre dernierre enmerde, les deux semaines suivante furent calme, du moins se fut de la navigation normal, mais du coups on a prit notre temps pour pas trop avoir a tirer sur ce bateau délabré. La je fais court pour la version "blog" mais je compte mettre prochainement au propre l'integralité du journal de bord.
A l'arrivée a Marie Galante le proprio du bateau, (un gros moustachus beudonant avec trois cheuveux sur le caillou) nous a pouris la tronche a cause du retard (alors qu'il a risquer nos vies en nous faisant traverser l'Atlantique sur un bateau pouri).
Face a tant d'ingratitude nous sommes allés nous fignoler la tronche au ti-punch dans une paillotte de la plage - c'est dans c'est moments la qu'on réalise qu'on est bien vivants...et que c'est pas si mal